La série Qui a coulé le Rainbow Warrior ? démarre ce mardi 23 septembre à 21h10 sur France 2 avec un premier épisode intitulé Tombés pour la France. Ce documentaire événement revient sur l’un des plus grands scandales politiques et diplomatiques de la Ve République, un épisode qui a bouleversé l’opinion publique en France comme à l’étranger. À travers des témoignages inédits, des documents d’archives et une mise en récit rigoureuse, cette série documentaire entend dévoiler les coulisses d’une affaire d’État qui continue de hanter la mémoire collective.

Contexte historique de la série Qui a coulé le Rainbow Warrior ?
Le 10 juillet 1985, le navire amiral de Greenpeace, le Rainbow Warrior, est coulé dans le port d’Auckland, en Nouvelle-Zélande, par l’explosion de deux bombes placées sur sa coque. Cette attaque entraîne la mort de Fernando Pereira, photographe de l’ONG. L’affaire prend une ampleur mondiale lorsqu’il est révélé que des agents des services secrets français, la DGSE, sont directement impliqués dans cette opération visant à neutraliser Greenpeace, qui s’opposait alors aux essais nucléaires français dans le Pacifique.
La série Qui a coulé le Rainbow Warrior ? revient sur cette nuit tragique et sur la manière dont la France s’est retrouvée au cœur d’une tempête politique et diplomatique.
Épisode 1 : Tombés pour la France
Le premier épisode de la série Qui a coulé le Rainbow Warrior ?, intitulé Tombés pour la France, se concentre sur la genèse de l’opération. Les réalisateurs Julien Johan et Frédéric Ploquin donnent la parole à d’anciens agents, à des responsables politiques et à des journalistes de l’époque pour retracer l’enchaînement des événements.
On y découvre comment l’ordre d’agir contre Greenpeace a été conçu, les moyens déployés, et surtout, les failles qui ont conduit à la découverte rapide de l’implication française. L’épisode met en lumière le climat politique de l’époque, dominé par la volonté de préserver la force de frappe nucléaire française à tout prix.
Les réalisateurs de la série Qui a coulé le Rainbow Warrior ?
La série Qui a coulé le Rainbow Warrior ? est coréalisée par Julien Johan et Frédéric Ploquin.
- Julien Johan s’est illustré dans le domaine du documentaire politique et sociétal, en travaillant sur des enquêtes exigeantes et des portraits fouillés.
- Frédéric Ploquin, journaliste d’investigation reconnu, a longtemps exploré les milieux du renseignement et de la criminalité organisée. Sa plume et son expertise donnent à la série un ton à la fois rigoureux et accessible.
Leur travail commun garantit un équilibre entre rigueur historique et efficacité narrative, un mélange qui promet de captiver autant les passionnés d’histoire contemporaine que le grand public.
Une série documentaire au croisement du politique et du médiatique
La série Qui a coulé le Rainbow Warrior ? ne se limite pas à rappeler les faits : elle s’intéresse aussi à leurs répercussions politiques et médiatiques. Le scandale a éclaboussé l’image internationale de la France, ternissant sa réputation et mettant en lumière des pratiques opaques des services secrets.
Ce documentaire revient sur la gestion de crise par le gouvernement de l’époque, les dénégations officielles, puis l’aveu contraint devant l’évidence des preuves. Les journalistes étrangers, particulièrement néo-zélandais, ont joué un rôle clé dans la mise au jour de la vérité, offrant une leçon de courage médiatique.
Distribution et intervenants de la série Qui a coulé le Rainbow Warrior ?
Contrairement à une fiction, la série Qui a coulé le Rainbow Warrior ? ne présente pas de comédiens mais une distribution constituée d’intervenants :
- Ex-agents de la DGSE qui acceptent de témoigner, parfois sous couvert d’anonymat.
- Dirigeants politiques et responsables de l’époque, qui reviennent sur leurs souvenirs et leurs décisions.
- Journalistes et enquêteurs néo-zélandais, qui ont mis au jour les dysfonctionnements et les responsabilités.
- Militants de Greenpeace, témoins directs de la tragédie.
Cette diversité d’intervenants offre un regard croisé unique, entre aveux, justifications et critiques acerbes.
Pourquoi la série Qui a coulé le Rainbow Warrior ? est-elle incontournable ?
Plus de quarante ans après les faits, l’affaire du Rainbow Warrior demeure un symbole : celui de la raison d’État contre la liberté militante. La série éclaire ce moment de l’histoire où la frontière entre protection des intérêts nationaux et violation des droits fondamentaux a été franchie.
Le documentaire nous rappelle que derrière les décisions politiques se trouvent des vies humaines, comme celle de Fernando Pereira, mort dans l’explosion. Il invite également à réfléchir à la place du nucléaire dans la stratégie française, à la transparence démocratique et au rôle des médias dans la défense de la vérité.
Un dispositif narratif immersif
Pour maintenir l’attention du spectateur, la série Qui a coulé le Rainbow Warrior ? utilise plusieurs procédés narratifs :
- Des archives audiovisuelles inédites.
- Des reconstitutions visuelles pour mieux comprendre le déroulement des événements.
- Une voix-off sobre et précise, qui guide le spectateur dans la complexité des faits.
- Des témoignages directs, filmés en gros plan pour renforcer l’impact émotionnel.
Ce choix de mise en scène renforce l’immersion et donne au spectateur le sentiment d’être au cœur de l’enquête.
Un scandale toujours d’actualité
La série Qui a coulé le Rainbow Warrior ? montre que cet épisode n’appartient pas seulement au passé. Les questions qu’il soulève résonnent encore aujourd’hui : jusqu’où un État peut-il aller pour défendre ses intérêts stratégiques ? Quelle est la légitimité des actions clandestines ? Comment protéger la liberté d’action des ONG face aux pressions des puissances ?
Ces interrogations traversent encore notre époque, marquée par des débats autour du climat, du nucléaire et de la surveillance des militants.
Conclusion : la portée de la série Qui a coulé le Rainbow Warrior ?
En lançant la série avec l’épisode Tombés pour la France, France 2 propose bien plus qu’un simple rappel historique. C’est une plongée au cœur d’une affaire d’État qui a secoué la France et le monde, et qui continue de résonner dans les débats contemporains.
Grâce au travail de Julien Johan et Frédéric Ploquin, cette série documentaire promet de marquer les esprits, d’éclairer les zones d’ombre et d’offrir une réflexion profonde sur les dérives possibles de la raison d’État.
En savoir plus sur la série qui a coulé le rainbow warrior france 2
Quarante ans après le sabotage du Rainbow Warrior, ce thriller d’espionnage nous plonge dans le bureau des légendes à l’âge du Minitel pour révéler les coulisses du plus gros scandale de la Ve République grâce aux témoignages exclusifs des protagonistes de l’affaire.
Le 10 juillet 1985, à l’autre bout du monde, le Rainbow Warrior, vaisseau amiral de Greenpeace, explose dans le port d’Auckland en Nouvelle Zélande. Dans le naufrage, un membre de l’organisation perd la vie. Malgré l’éloignement, très vite, les soupçons se tournent vers la France, alors en pleine campagne d’essais nucléaires dans le Pacifique…
À la manière d’un polar, cette série en 3 épisodes raconte les dessous d’une mission clandestine qui a viré à l’un des plus grands scandales d’État. Pour la première fois, Jean-Luc Kister, le nageur de combat qui a posé la bombe dévoile la mécanique du sabotage. De la genèse de l’opération à la tempête politique et médiatique, des ex-agents secrets, des dirigeants et enquêteurs de l’époque racontent de l’intérieur l’incroyable enchaînement d’événements qui ont mené au fiasco. Et fait trembler la République.
Entre luttes de pouvoir et failles humaines, une histoire haletante où se croisent un faux couple d’espions et de vrais militants idéalistes, des politiciens ambitieux, et des journalistes tenaces.
Témoins de la série documentaire ?
Avec les témoignages des protagonistes de l’affaire, notamment :
– Jean-Luc Kister, ancien nageur de combat au Service Action de la DGSE
– Bunny McDiarmid, membre de l’équipage du Rainbow Warrior, devenue ensuite directrice exécutive de Greenpeace Monde
– Peter Wilcox, capitaine du Rainbow Warrior
– Brice Lalonde, ancien militant écologiste
– Pierre Joxe, ministre de l’Intérieur (1984-1986)
– Louis Schweitzer, directeur du cabinet du Premier ministre en 1985
– Edwy Plenel, journaliste au Monde en 1985
– Jean-Marie Pontaut, journaliste à l’Express en 1985
– Allan Galbraith, Chef de la police judiciaire d’Auckland en 1985
A lire aussi notre article sur la distribution de l’épisode Sous les feux des projecteurs de la série S.W.A.T. sur TF1.
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