Les films à voir ou à éviter cette semaine : nos recommandations cinéma

Pour les amateurs de cinéma, chaque sortie apporte son lot d’attente et de doutes, avec toujours la même question : quels films méritent vraiment d’être vus en salle ? L’interrogation est d’autant plus prégnante cette semaine que l’industrie commence à montrer les premiers signes de rentrée, après le calme relatif de la période estivale.

L’été est une saison propice aux loisirs, que l’on soit en vacances à l’étranger ou simplement éloigné des centres urbains. Cela explique la baisse de fréquentation des salles de cinéma, au profit des plateformes de streaming, des jeux vidéo en ligne, et surtout des sites de jeux d’argent. Même en déplacement, il est facile d’accéder à un casino dépôt minimum 5 euro ou de jouer sur le meilleur casino belge en ligne, ce qui rend ces divertissements particulièrement attractifs durant cette période. L’été étant synonyme de légèreté, c’est aussi le moment idéal pour la sortie de comédies et de films destinés au grand public, tandis que les œuvres aux thèmes plus profonds sont réservées à la rentrée.

Or justement, disons-le de suite : cette rentrée-ci démarre fort en étant marquée par une dominance de films sombres. Lesquels tirent le mieux leur épingle du jeu ?

Valeur sentimentale, de Joachim Trier

Particulièrement remarqué pour Julie (en 12 chapitres), Joachim Trier voit son travail être attendu par un nombre croissant de cinéphiles. Il signe ici une œuvre dense dans laquelle il sait adopter un regard à la fois personnel et original sur les relations humaines.

Malgré une lenteur que certains prendront pour des longueurs, le film se démarque avec ses personnages bien écrits et la précision de ses dialogues. Les relations humaines sont explorées avec finesse, donnant une histoire émouvante, à la profondeur émotionnelle réelle. Un film pour les amateurs de cinéma intimiste mais puissant.

Les Orphelins, d’Olivier Schneider

Les Orphelins font partie de ces films qui s’approprient les codes du buddy movie et y apportent la patte unique de la French touch. Le résultat est percutant, même si le Nouvel Obs y voit “un film d’action pour amateurs peu regardants”. Il n’empêche que le contrat est respecté avec ce film complet, cohérent et qui dispose d’une réelle personnalité.

Petit coup de cœur pour l’hommage rendu aux arts martiaux français à travers le personnage de Leïla, pratiquante de la canne de combat (une discipline ardue, très en vogue au XIXe Siècle et qui a encore de nombreux adeptes aujourd’hui).

La Nuit des Clowns, d’Eli Craig

Avec 1,8 étoile de moyenne sur Allociné, on ne se fait hélas guère d’illusions en allant voir ce film. La Nuit des Clowns passe à côté de ses promesses.

On se prend d’abord à espérer une belle expérience cinématographique grâce à la maîtrise visuelle de ce slasher, évidente dès les premières scènes. Malheureusement, le film n’a pas l’audace de son propos et s’essouffle dans le manque de rythme. Pourtant, si vous aimez le genre, vous ne passerez pas un mauvais moment.

The Ritual – L’Exorcisme d’Emma Schmidt, de David Midell

Ce film s’inspire du cas d’exorcisme le plus documenté du XXe Siècle. C’est donc la promesse d’un terreau très fertile, et pourtant…! The Ritual brille par son manque d’originalité : prévisible, convenu, il coche toutes les cases de son genre sans jamais surprendre.

Il y avait pourtant beaucoup à tirer de l’histoire vraie d’Emma Schmidt et du père Theophilus Riesinger. Sans doute un sujet aussi critique et documenté mérite-t-il une étude plutôt qu’un film à sensations. A ne voir que pour, peut-être, vous donner envie de vous intéresser aux vraies informations disponibles sur ce cas, suffisamment bouleversant par lui-même sans qu’on ait besoin d’y adjoindre des effets de manche cinématographiques.

Sous tension, de Penny Panayotopoulou

Retour à la réalité avec ce film qui traite de précarité familiale et de dignité. Prenant pour toile de fond la déliquescence du système de santé en Grèce, il nous fait suivre Costas, un agent de sécurité confronté à des choix contraires à son éthique.

La thématique du personnage moral devant faire des choix immoraux pour de bonnes raisons est un classique. Pourtant, ici, elle est exploitée avec originalité et intelligence, sans pathos excessif. La mise en scène est réaliste et le propos est abordé avec rigueur. L’impression finale est celle d’une réflexion réelle sur les failles d’une société en crise.

Salve Maria, de Mar Coll

Salve Maria développe un propos davantage intime que social. Le film traite notamment de la maternité de façon crue : María, une jeune mère, déclenche une dépression post-partum après avoir appris une affaire d’infanticide. La dépression vire à l’obsession et María remet en question toutes ses capacités de mère.Très remarqué pour sa direction artistique et la performance de son actrice principale, Salve Maria a déjà été multiplement récompensé : c’est l’un des événements cinématographiques de cette rentrée.